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Il n’est pas rare de les apercevoir lors des mariages, baptêmes, anniversaires et bien d’autres cérémonies. Nous parlons bien évidemment des photographes. Depuis l'invention de la technique de photographie, le métier de photographe garde sa valeur et continue de satisfaire les besoins de son homme nonobstant la prolifération des smartphones.

« Je n’ai jamais sollicité les services d’un photographe. », nous confie Ibrahim Zibo, patron d’un atelier de couture de la place. Assis sur sa moto, les yeux rivés sur son téléphone portable à la place Bio Guerra à Parakou, il explique qu’il a fait le choix de prendre ses photos avec son smartphone. Ceci en raison de la qualité que rend son portable. « C’est une image de haute qualité. De plus, j’ai ma photothèque en ligne et j’y accède à distance… », ajoute-t-il en souriant. En réalité, Ibrahim Zibo retouche ses images, à son gré, à l’aide d’un logiciel ou application avant de les sauvegarder. Juste à côté, Antoinette déclare qu’elle sollicite toujours un Photographe professionnel pour ses prises de vue.

Avec l’invasion du marché par les téléphones portables intelligents, Ibrahim Zibo et Antoinette estiment que le métier de Photographe professionnel est menacé de disparition. « Mais les photographes peuvent continuer à vivre de leur métier s’ils font preuve de créativité afin de s’adopter à la multiplication du marché de Smartphone et autres… », conclue Antoinette.

Un métier qui nourrit son homme malgré tout…

Les photosdes appareils androïd ou autres gadgets n'arrivent pas, pour le moment, à rivaliser avec ceux des appareils des photographes professionnels. « Les images prises avec ces appareils ne respectent aucune norme de cadrage… par contre, celles prises par le photographe professionnel avec son appareil font toujours la différence… » apprécie Bio Gounou, un photographe au quartier Titirou de Parakou. Appliqué et dynamique, le professionnel tire toujours son épingle du jeu avec son métier en terme d’argent. « La photographie est aussi un métier comme tous les autres qui mérite d’être appris avant d’être pratiqué » ajoute-t-il. De plus, explique-t-il, le métier se conforme de jour en jour à la révolution du numérique. « Les clients réalisent de plus en plus la photo-lumière : une forme de tableau numérique, posé dans leur chambre, sur laquelle ils peuvent voir les photos défiler en boucle, » fait-il remarquer. Selon ce photographe, les jeunes devraient d’abord accorder du prix aux formations théoriques et ateliers pratiques.

Abdou Baky IMOROU